Historique de la commune

C’est grâce à la découverte de tombeaux dont la réalisation a été attribuée aux Allobroges ou aux Burgondes, de pièces de monnaie romaines (découvertes lors de la démolition de la tour carrée qui s’élevait à côté de l’actuel château de Thénières) que l’on peut affirmer que la colline de Boisy (sur laquelle se situe la commune de Ballaison) est habitée depuis des temps très anciens.

Au Moyen-Âge, Ballaison est le centre féodal et administratif du mandement qui s’étend sur toutes les communes environnantes. C’est en 1138 qu’apparaît le nom de Pierre de Ballaison pour la première fois. Les comtes de Genève installent un châtelain après avoir acquis la suzeraineté du lieu.

En 1250, Pierre II, comte de Savoie (surnommé le Petit Charlemagne), se voit attribuer en gage le château comtal (érigé à l’emplacement de l’actuel château de Thénières). À la suite du décès de Pierre II, le château revient au comte de Genève.

En 1401, le mandement est acquis par Amédée VIII, premier duc de Savoie.

À partir du XVème siècle, le mandement est rattaché au Chablais.

En 1591, les Genevois ruinent le château lors d’opérations militaires.

Douvaine supplantera Ballaison comme centre administratif.

Au début du XVIème siècle, Claude de Ballaison réunit tous les avoirs de sa famille et devient alors propriétaire des deux châteaux ainsi que du mandement de Ballaison (comprenant Saxel, Loisin et Beauregard).

Au XVIIème siècle, les deux châteaux et le Bourg-Vieux appartiennent à la famille d’Allinges-Coudrée.

Fin XVIIème, la seigneurie Ballaison-Thénières devient la propriété de la famille Boigne. En 1864, le comte de Boigne fait construire l’actuel château de Thénières sur les ruines de la forteresse.

Au cours du XVIIIème siècle et début XIXème, c’est l’exode provoquée par une situation économique misérable. C’est par l’arrivée de familles italiennes que la population augmentera par la suite.

En 1820, la famine qui sévit fait de très nombreuses victimes. Une Mission de Salut public est alors créée pour la distribution des denrées nécessaires à la survie des habitants.

En mai 1944, alors que les habitants sont à la messe, les Allemands découvrent des tracts anti-nazis dans une sacoche de vélo. Faisant irruption dans l’église, ils regroupent les hommes et les interrogent violemment avant de mettre le feu au four à pain de la commune.